Dans un document signé le 10 novembre 2008, la directrice de l'arrondissement, Josée Guy, recommande « le transfert du Château Dufresne de la liste des installations de notre arrondissement à la liste des équipements métropolitains sous la responsabilité du Service du développement culturel, de la qualité de vie et de la diversité ethnoculturelle (SDCQMVDE) ».
Ce faisant, l'arrondissement consent à transférer le fonds des immeubles associés à l'installation, soit le budget 2008, qui est au montant de 116 156 $. « Le transfert n'est pas qu'une question de sous, explique la mairesse de l'arrondissement, Lyn Thériault, même si, à long terme, les réparations sur ce monument historique étaient définitivement hors de notre portée financière. On demande le transfert du Château et de son musée principalement parce qu'on a à cœur sa préservation. La Ville de Montréal sera en meilleure position que nous pour ça. Mais ne vous y trompez pas: on laisse aller le château, mais avec un gros élastique! »
Le directeur du musée du Château, Paul Labonne, est bien heureux de ce transfert au SDCQMVDE . « L'arrondissement faisait très bien son travail, dit-il, mais n'avait pas les moyens financiers et l'expertise professionnelle pour assurer la remise à neuf de notre établissement. Il y a beaucoup de travaux à faire dans les prochains mois et je pense qu'en faisant affaire avec une seule entité administrative, soit la Ville de Montréal, ce sera plus facile. Avec cette décision, nous venons de nous simplifier la vie. »
Le Château Dufresne, classé monument historique en 1976, appartient à la métropole depuis 1957.
Par contre, depuis 1999, l'arrondissement Mercier/Hochelaga-Maisonneuve a un bail pour l'animation et la gestion des locations de salles. Ce bail vient à échéance le 30 avril prochain. « Principalement, on s'occupait que de l'entretien intérieur et extérieur, des jardins et de la pelouse, laisse savoir Mme Thériault. On faisait le nécessaire, mais on ne pouvait faire plus. Et comme le récent diagnostic démontre que le Château aura besoin d'une importante mise aux normes muséales dans les prochains mois, il nous est apparu nécessaire de demander au Service de développement culturel de Montréal de prendre en charge cet établissement. C'est dans le meilleur intérêt de tous. »
Même son de cloche pour le directeur du musée: « On a des réparations à effectuer pour procéder à l'acquisition de grandes collections d'envergure, comme celui de l'immeuble voisin où l'on y retrouve le studio du verrier Guido Nincheri. Les prochains mois seront très importants pour nous », souligne M. Labonne.


