L'art au secours des immeubles de la Promenade Ontario



L'art au secours des immeubles de la Promenade Ontario

L'art au secours des immeubles de la Promenade Ontario

Publié le 25 Septembre 2009
Publié le 15 Février 2010
Steve Caron RSS Feed

Pour contrer la prolifération de tags et offrir une uniformité dans le visuel urbain de la Promenade Ontario, les corniches de certains commerces ont été transformées en murales artistiques dans le cadre du projet « Pignons à vue ».

Sujets :
Promenade Ontario

L'initiative de l'organisme Y'a quelqu'un l'aut'bord du mur (YQQ) a permis de créer trois œuvres distinctives sous le thème du patrimoine architectural. Le résultat est très coloré et plus attrayant que les graffitis ou tags antérieurs.

Un tel projet représente tout un défi. Il faut convaincre les propriétaires d'immeubles et obtenir leur consentement. Plusieurs appels sont souvent nécessaires avant d'obtenir une seule réponse positive. Les démarches peuvent être ardues. « Certains propriétaires d'immeubles étaient plus réticents. Ils ne voulaient pas que les œuvres soient faites directement sur la structure de leur édifice. Nous leur avons donc proposé de faire la murale sur une toile. Cela nous a permis de convaincre certains propriétaires », explique Véronique Guimond, chargée de projet.

Aussi louable soit-il, le projet nécessite également des fonds qui ne sont pas toujours faciles à obtenir. Il s'agit d'œuvres uniques qui demandent temps et investissement de la part des artistes, qui sont rémunérés pour leur travail.

Ceux-ci ont été sélectionnés par le biais d'un concours pour s'assurer que les objectifs du projet soient rencontrés et que le produit fini respecte le thème déterminé. Les murales ont été réalisées par Luc Dalpé, Chantale Larivière et Adèle Zanni, en collaboration avec Marc-André Jutras.

Pour une première expérience du genre, les responsables sont satisfaits, mais ils ne cachent pas qu'ils auraient aimé pouvoir réaliser davantage de murales. Lorsque l'on voit tous les tags qui ornent les corniches des commerces, ce n'est pas les occasions qui manquent. Le problème pour reconduire le projet est plutôt d'ordre financier. « Nous avons réalisé un projet dont nous sommes fiers, mais il est clair que ce n'est pas le seul moyen de contrer les graffitis et tags. Le verdissement peut en être une autre. Chose certaine, il y a encore un gros travail de sensibilisation à faire », souligne Anne St-Pierre, présidente de YQQ.

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