Plusieurs nouveaux commerces ont fait leur apparition et ont contribué à la revitalisation du secteur. On compte maintenant une dizaine de boutiques vertes, ce qui représente près de 10 % de l'offre commerciale.
Il est difficile de bien définir ce qu'est un commerce vert. De manière générale, on parle de commerces qui favorisent les produits équitables et québécois, qui ont de fortes valeurs environnementales, qui misent sur l'achat local, qui posent des actions quotidiennes concrètes en ce sens et dont la vision et la mission d'entreprise se situent à une échelle plus humaine.
« Je sens un vent de changement souffler sur notre artère commerciale. Les commerces aux valeurs environnementales se multiplient et cette niche nous permet de nous distinguer. Cela facilite le développement.
« Les investisseurs entendent parler de nous et sont intéressés à venir s'établir chez nous. Cet été, une microbrasserie devrait ouvrir ses portes et d'autres projets sont sur la table », mentionne Noémie Lucas, directrice générale de la SDC de la Promenade Sainte-Catherine Est.
Après avoir boudé la rue Sainte-Catherine, les consommateurs redécouvrent leur artère commerciale. Le rajeunissement de la clientèle, avec une hausse plus importante de la population âgée de 18 à 34 ans, que la moyenne montréalaise, n'est pas étranger au succès des commerces verts. Les habitudes d'achat des gens de cette tranche d'âge sont fort différentes de leurs prédécesseurs.
Ils consomment de manière responsable et exigent des produits s'inscrivant dans cette tendance. Ils privilégient l'achat local plutôt que les grandes surfaces. Ils sont plus exigeants. Pas question de leur vendre des produits suremballés ou qui sont nocifs pour l'environnement. Ils sont très conscientisés à tout ce qui les entoure.
Le franc succès des événements, comme la Foire du commerce équitable et le Grand débarras (qui sera de retour les 20 et 21 août) témoignent aussi de cette nouvelle vitalité de la rue Sainte-Catherine.
Quand on regarde le chemin parcouru ces dernières années, il y a une grande amélioration par rapport à la situation antérieure. Il y a encore beaucoup de boulot à faire, mais nous sommes sur la bonne voie, estime Mme Lucas.

