Quand est-ce qu’on arrive?



Publié le 5 Janvier 2009
Publié le 15 Février 2010
 
Sujets :
Centre Notre-Dame , La Bouffée d’Air , Quartier Rosemont , Montréal

«Quand est-ce qu’on arrive?» demandent sans cesse les enfants. Ces jeunes, en route vers le Camp-De-La-Salle, s’apprêtent à vivre une fin de semaine inoubliable offerte par La Bouffée d’Air.

Cet organisme à but non lucratif offre depuis maintenant dix ans un service de répit familial à des familles du quartier Rosemont – La Petite-Patrie à Montréal et de la ville de Lachute. Les bénéficiaires, des jeunes provenant de milieux socio-économiques vulnérables et des parents souvent épuisés, apprécient énormément ces moments de répit.

Lucie, mère de Simon, apprécie grandement ce service. «Ce camp a permis à ma fille de sortir de la ville et de vivre de bons moments avec d'autres jeunes du même âge. Je peux aussi faire confiance aux personnel de La Bouffée d’Air et avoir la tête en paix», explique-t-elle.

Fondée par des moniteurs du Centre Notre-Dame de la Rouge en Outaouais, l’organisme permet à quatre groupes d’environ 20 jeunes de passer trois jours à la campagne chaque année. Du sport à l’extérieur, du bricolage, des jeux collectifs et éducatifs et pleins d’autres activités attendent le petit groupe. «Il y a tellement d’activités que j’aime que je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer», dit Jonathan âgé de sept ans. En partant, tous les jeunes s’en retournent ravis et transformés en espérant pouvoir revenir. La Bouffée d’Air, c’est aussi tous les bénévoles dévoués qui acceptent de sacrifier une fin de semaine par saison pour la donner à ces jeunes. «Inconsciemment, les bénévoles apportent un bien immense à ces enfants. Tu peux allumer une étincelle chez eux et qui sait, peut-être qu’avec le temps elle deviendra un brasier dans son cœur», révèle Chantal, coordonnatrice de La Bouffée d’Air.

Il y aussi Mélanie-Sarah Devine. «Les camps de La Bouffée d’Air sont très formateurs. On en apprend à chaque fois sur nous-même et sur les jeunes», dit Mélanie, étudiante en psychoéducation.

Bien que le camp soit éprouvant, tous ceux qui relèvent le défi de passer ces trois jours avec les jeunes en ressortent grandis et espèrent pouvoir se permettre d’en faire d’autres.

Bref, cet organisme ne permet pas qu’aux parents de souffler et aux enfants de se divertir. La Bouffée d’Air transforme tous ceux et celles qui y vivent un camp. (Vincent Plourde-Lavoie)

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