« Nous n'avions jamais autant traité de dossiers concernant les personnes handicapées, mais dans les derniers mois, c'est ce qui nous a le plus occupés, mon équipe et moi, précise Me Johanne Savard. Je dois dire que nous avons obtenu une bonne collaboration de la Ville et des changements ont été apportés. »
Elle cite en exemple les formulaires et lettres types qui sont maintenant rédigés dans un langage clair, « pour ne pas pénaliser ceux qui ont des limitations intellectuelles, mais aussi, ceux dont le français n'est pas la langue maternelle ».
« Nous avons aussi contribué à ce que des modifications soient apportées dans les nouvelles configurations de rue, lesquelles faisaient en sorte que les personnes aveugles ne pouvaient plus traverser en toute sécurité. Nous avons travaillé pour s'assurer que les entrées charnières soient élargies, afin de permettre un embarquement sécuritaire pour les personnes qui ont recours au transport adapté. Nous avons aussi négocié avec l'arrondissement de Saint-Laurent une autorisation exceptionnelle afin qu'un citoyen puisse disposer d'un abri Tempo, même si dans ce quartier, ce type d'aménagement temporaire n'est toujours pas permis. On peut donc faire un accommodement très raisonnable après avoir enquêté et étudié un dossier. »
Me Savard se rappelle aussi d'un cas où des gens poussaient la neige dans un stationnement sur rue avec vignette, donc pour les personnes handicapées, dossier qui a fait l'objet d'une enquête, ainsi que d'immeubles où les indications pour les personnes handicapées faisaient défaut.
« Il faut s'assurer que les immeubles soient accessibles aux personnes handicapées, que l'on indique clairement les accès et le chemin pour s'y rendre. Nous avions constaté dans un cas précis qu'il y avait un accès à l'arrière, mais qu'il n'y avait aucune mention qui ne le disait. Imaginez, en hiver, quand vous vous retrouvez à la porte avant et que vous devez finalement vous rendre de l'autre côté du bâtiment, et qu'en plus, la passerelle d'accès n'est pas déblayée. »
