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Espérance de vie en baisse et défavorisation toujours présente

Philippe Beauchemin par Philippe Beauchemin
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Article mis en ligne le 22 novembre 2008 à 17:00
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Espérance de vie en baisse et défavorisation toujours présente
Le regard sur la défavorisation posé par la Direction de la santé publique de l’Agence de santé et des services sociaux de Montréal dresse un portrait peu lumineux de Hochelaga-Maisonneuve, alors que 62 % de ses résidents vivent dans des conditions défavorables tant sur le plan social que matériel, ce qui place ce quartier parmi les plus défavorisés de l’ensemble de l’île.
Globalement, la clientèle desservie par le Centre de santé et de services sociaux Lucille-Teasdale est caractérisée par une défavorisation matérielle dite « moyenne » et une défavorisation sociale « forte », ce qui place l’organisme au 11e rang sur les 12 CSSS présents à Montréal.

Pour Gilles Beauchamp, organisateur communautaire au CLSC Hochelaga-Maisonneuve, il faut analyser ces données avec une certaine retenue : « Le quart des citoyens de Hochelaga-Maisonneuve sont âgés entre 20 et 29 ans. Donc, il y a ici une forte concentration d’étudiants et, par le fait même, des revenus par famille plus bas que dans les autres arrondissements. Il faut bien faire attention de distinguer défavorisation et pauvreté, car il ne s’agit pas de synonymes. Mais il est vrai que nous avons des problèmes de santé alarmants sur notre territoire », dit-il.

Parmi les points critiques, soulevons celui de l’espérance de vie des citoyens. « Chez les 65 ans et plus, tant les hommes que les femmes, l’espérance de vie est moindre qu’il y a 10 ans. Et chez la population en général, nous sommes l’un des pires arrondissements de l’île », laisse entendre M. Beauchamp.
Pauvreté au sud
Les données recueillies par la DSP montrent également une division territoriale basée sur le revenu dans l’arrondissement Mercier/Hochelaga-Maisonneuve.
La clientèle desservie par le CLSC Hochelaga-Maisonneuve et résidant au sud de la rue Hochelaga semble vivre dans un milieu de défavorisation matérielle et sociale plus grand que pour la clientèle vivant au nord. L’organisateur communautaire au CLSC Hochelaga-Maisonneuve explique : « Il y a un facteur de développement du territoire bâti qui n’est pas à négliger. Les habitations sont plus jeunes au nord de la rue de Rouen et, par ce fait, un peu plus chères. Au sud de la rue Hochelaga, les maisons et logements disponibles étant plus vieux et moins chers, ils attirent une clientèle avec des revenus plus faibles. »

Pour M. Beauchamp, le portrait de l’arrondissement pourrait changer dans les prochaines années. « On a des problèmes, mais nous avons aussi des facteurs de développement intéressants. On a de plus en plus de nouvelles résidences et donc, une toute nouvelle clientèle qui vient s’installer dans l’arrondissement. Cette clientèle aide à la survie des commerces, des écoles et des autres services qui sont dispensés sur notre territoire. »

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