Ça va brasser au conseil d’arrondissement d’Hochelaga-Maisonneuve
Des citoyens tannés de voir leurs enfants côtoyer des prostituées sur la rue en plein jour ainsi que des seringues ont décidé de les observer et de prendre en note les plaques automobiles de leurs clients.
Ces citoyens ont aussi créé une page Facebook : Prostitution en plein jour (Hochelaga-Maisonneuve). Sur cette page, Roxanne Ringuet et Nathalie Goyette invitent les familles dérangées par la prostitution de rue à se présenter au prochain conseil d’arrondissement. Celui-ci se tiendra le 19 janvier à 19h à la Maison de la Culture Maisonneuve situé au 4200 Ontario Est. Sur la page Facebook des citoyens, on y trouve aussi des photos de personnes toxicomanes et de prostituées.
Des organismes communautaires travaillant pour soutenir les personnes toxicomanes ont mal réagi aux moyens employés par les citoyens pour dénoncer les irritants de la prostitution et de la toxicomanie.
Souvenons-nous que le maire de l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, M. Réal Ménard, a participé à plusieurs consultations concernant la prostitution et qu’il était porteur de dossier dans le projet d’un dépôt de loi pour légaliser les bordels. La prostitution est un dossier qu’il connaît bien.
Des sympathisantes du groupe Stella, un organisme communautaire prônant la légalisation complète de la prostitution, ont mentionné vouloir être présentes pour revendiquer leurs droits. Par légalisation complète, on parle ici autant de la personne qui se prostitue, les proxénètes et les clients de la prostitution.
Si tout ce monde se rencontre pour le prochain conseil d’arrondissement, nous pourrions dire comme Marie-France Bazzo; il va y avoir du sport!
Martin Dufresne
Commentaire mis en ligne le 23 janvier 2010À cette réunion, le maire Ménard a argumenté que le véritable problème de la prostitution dans H-M était celui de la drogue. Il a brandi une carte indiquant les 12 pîqueries connues du quartier et une autre carte montrant les lieux où il y avait eu des arrestations liées à la prostitution. Ces zones coïncidaient.
Commentaire d’une amie :
« Je ne cesse jamais de m’étonner de voir à quel point les gens – particulièrement les hommes – arrivent à dissocier leurs émotions de leurs connaissances.
Cette déclaration du maire Ménard démontre que les politiciens savent parfaitement le lien entre la toxicomanie et la prostitution.
Donc, en ouvrant la porte à l’installation de salons de massage (bordels) dans le quartier (rue Des Ormeaux), ces politiciens endossent la notion et leur conviction qu’il est correct pour une entreprise d’exploiter la maladie d’une personne – car la toxicomanie en est une –, maladie qui incite cette personne à devoir se vendre, au risque peut-être de sa vie.
En endossant de telles entreprises, ils endossent l’exploitation continue des personnes qui le feront. Ils reconnaissent également vouloir que continuent la vente de drogue et les piqueries, parce que s’il fallait s’en prendre à tout ce problème de destruction, ils perdraient leur emploi en même temps que les vendeurs de drogue.
Quant aux prostitueurs, ils cesseraient de venir dans votre quartier, parce que les femmes auraient obtenu des traitements pour leur maladie.
Même si les femmes prostituées dans vos rues ne seront pas employées par ces bordels, les tenanciers de bordels vont profiter du maintien de ces femmes dans la rue pour attirer les prostitueurs dans le quartier.
Au-delà de cela, il y a la conviction des prostitueurs – et de bien des hommes – que leur pénis est plus important que la toxicomanie d’une personne et sa sécurité personnelle. Ils savent évidemment pourquoi les femmes font le trottoir, mais ils s’en foutent.
Cela me rend malade de voir que tant d’hommes refusent de remettre en question leurs « désirs » en les comparant à ce que ces « désirs » font subir à une autre personne. C’est bien ce que l’on a pu lire dans les résultats de l’enquête internationale menée auprès des prostitueurs.
Bonne chance!
Rita»