Un projet pilote a donné la chance aux 216 élèves de l'école primaire Saint-Nom-de-Jésus de participer, du 22 avril au 17 juin, à des cours de djembé (tam-tam africain) donnés par Samajam. (Photo: gracieuseté)
En route vers le Garage de musique
Inscrivez « music garage » dans un moteur de recherche. Le premier site Internet que l'on vous conseillera concernera un immeuble luxueux situé à New York et disponible, 365 jours par année, 24 heures sur 24, aux musiciens, amateurs ou professionnels qui en font la demande et qui sont prêts à payer le (gros) prix pour y jouer. Et si on transposait cette idée dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, cela donnerait quoi ? Le Garage de musique, version docteur Julien !
Disons-le d'emblée: ici, le prix de location ne sera pas un facteur, puisque ce garage de musique se veut un projet destiné aux jeunes en difficulté de 2 à 17 ans et piloté par La Fondation pour la promotion de la pédiatrie sociale, mieux connu sous le nom de la Fondation du docteur Julien.
« Je pense que la musique est utile à tous, mais surtout à ceux qui vivent des difficultés et qui sont isolés, laisse entendre Hélène Sioui Trudel, responsable du projet. Ma mère me disait souvent, quand j'étais plus jeune, qu'avec la musique, tu n'es jamais vraiment seul. Le but de ce garage, c'est de voir les enfants défavorisés tomber en amour avec la musique et non pas avec la drogue et qu'ils forment des "bands" de musique au lieu de se joindre à des gangs de rue. »
L'organisatrice espère que l'endroit ouvrira ses portes d'ici la fin de l'année. Il sera situé dans l'édifice Ovila-Pelletier, avenue Bennett, cédé par la Ville de Montréal par contrat d'emphytéose. « On a approché de nombreux donateurs potentiels et beaucoup de gens sont intéressés à nous aider. Maintenant, il faut passer des bons vœux au financement. On va travailler pour réaliser notre projet le plus rapidement possible, parce qu'il y a un besoin évident dans le quartier pour ce genre d'endroit », dit-elle.
Le Garage de musique de Hochelaga-Maisonneuve servira à la fois de lieu d'affiliation, de pratique, d'enseignement, de rencontres avec des artistes, de collaboration entre jeunes, de perfectionnement et de découvertes. « Ce ne sera pas un endroit pour faire le "party", assure Mme Trudel. Le garage permettra aux jeunes de pratiquer de la musique tout en bénéficiant d'un accompagnement scolaire et d'un suivi par le centre de pédiatrie sociale. »